Les échecs mettent en conflit, non pas deux intelligences, mais deux volontés.” – Lasker

Emanuel Lasker (1868-1941) était un joueur d’échecs allemand, mathématicien et philosophe, célèbre pour avoir détenu le titre de champion du monde d’échecs le plus longtemps, de 1894 à 1921.

Lasker était connu pour son approche psychologique du jeu, souvent adaptant ses stratégies non seulement pour exploiter les faiblesses de l’échiquier mais aussi les vulnérabilités personnelles de ses adversaires. 

Pour Lasker, le jeu d’échecs implique une lutte pour imposer sa volonté à l’adversaire, utilisant la stratégie, la tactique, et souvent la manipulation psychologique, autant que les compétences purement techniques.

Autres citations mémorables de Lasker : 

“La vie et les Echecs sont tous les deux une lutte constante.”

“La victoire dans une partie d’Echecs appartient la plupart du temps à celui qui voit un peu plus loin que l’adversaire.”

“On a dit que l’homme se distingue de l’animal par le fait qu’il achète plus de livres qu’il ne peut en lire. Je voudrais suggérer qu’inclure à la liste des livres quelques livres d’échecs rendrait la distinction manifeste.”

“Je ne joue pas avec des pions blancs et noirs, privés de vie. Je joue avec des êtres humains, de chair et de sang.”

“Ne soyez pas trop dogmatique dans vos jugements. Tenez haut le drapeau des exceptions.”

“Celui qui veut progresser seul aux échecs doit fuir tout ce qui est mort aux échecs… l’habitude de jouer avec des adversaires inférieurs ; la coutume d’éviter les tâches difficiles ; la faiblesse de reprendre sans discernement des variantes découvertes par d’autres ; la vanité, qui se suffit à elle-même ; l’incapacité d’admettre ses erreurs ; bref, tout ce qui peut mener dans une impasse ou à l’anarchie.”

“L’étude la plus intelligente de belles peintures ne fera pas de l’observateur un peintre, ni l’écoute d’un grand nombre d’opéras ne fera de l’auditeur un musicien, sinon de bons juges de la musique et de la peinture. Aux Échecs c’est différent. La lecture intelligente de belles parties ne peut manquer de faire du lecteur un meilleur joueur et un meilleur juge du jeu des autres.”

“Le plaisir de jouer des gambits est un signe de jeunesse aux échecs… De la même manière que le jeune homme, arrivé à l’âge adulte, délaisse les récits d’aventures et se tourne vers le roman psychologique, nous, avec l’expérience, cessons de jouer des gambits pour nous intéresser aux manœuvres moins vives mais plus énergiques du joueur positionnel.”

“Il y a aux échecs des éléments scientifiques et artistiques, mais ils s’effacent devant l’élément principal : le combat.”

“Je n’exagère pas quand je prétends que, correctement enseigné, un élève peut en apprendre plus en quelques heures qu’il ne le découvrirait en dix ans d’essais et d’erreurs non guidés.”

“Par certains ardents passionnés, les échecs ont été élevés au rang de science ou art. Ce n’est ni l’un ni l’autre; sa principale caractéristique semble être – ce dont la nature humaine se réjouit le plus – un combat.”

Les pions sont l’âme des échecs.” – Philidor

François-André Danican Philidor (1726-1795) était un compositeur et joueur d’échecs français, reconnu pour avoir révolutionné la théorie des échecs avec ses idées stratégiques en avance sur son temps. Philidor est célèbre pour cette phrase, qui met en lumière l’importance des pions dans la stratégie échiquéenne.

Selon lui, les pions ne sont pas juste les pièces les plus faibles du jeu, mais des éléments cruciaux qui structurent le jeu et peuvent déterminer l’issue d’une partie. 

Autres citations mémorables de Philidor :

“Ce sont les pions uniquement qui forment l’attaque et la défense, et de leur bon ou mauvais arrangement dépend entièrement le gain ou la perte de la partie.”

“Le temps que met votre adversaire à réfléchir est un hommage qu’il vous rend.”

“Un pion séparé de ses semblables fait rarement fortune.”

“Il faut toujours opposer les tours à celle de l’adversaire, et ne jamais céder les ouvertures.”

La tactique, c’est ce que vous faites quand il y a quelque chose à faire; la stratégie, c’est ce que vous faites quand il n’y a rien à faire.” – Xavier Tartakover

Savielly / Xavier Tartakower (1887-1956) était un joueur d’échecs franco-polonais réputé pour son esprit vif et ses aphorismes mémorables qui résument des concepts échiquéens complexes de manière concise et humoristique.

Durant la Guerre, il rejoint la Résistance, deviendra Français, représentera la France lors de l’Olympiade de 1950 et remportera le titre de Champion de France en 1953.

Tartakower souligne que la tactique est utilisée pour exploiter des opportunités concrètes et immédiates sur l’échiquier, souvent sous forme de combinaisons menant à un avantage matériel direct ou à un mat. En contraste, la stratégie concerne la préparation et l’amélioration de la position sans opportunités tactiques immédiates, impliquant la planification à long terme et le repositionnement des pièces pour améliorer leur efficacité.

Autres citations mémorables de Xavier Tartakover :

“Il vaut mieux sacrifier les pièces de l’adversaire.”

“Les sacrifices démontrent seulement que quelqu’un a gaffé.”

“Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n’en prend pas perd toujours.”

“Seul un grand joueur sait à quel point il joue faiblement.”

“On n’a jamais gagné une partie en abandonnant.”

“Les grosses bourdes sont là, sur l’échiquier, attendant d’être commises.”

“Les finales de Tours sont toujours nulles.”

“Le vainqueur de la partie est le joueur qui a fait l’avant-dernière erreur.”