Le Chess 960 est-il l’avenir des échecs ?

Depuis sa décision de ne pas défendre son titre mondial, nous savions que Carlsen n’était pas vraiment satisfait des échecs tels qu’ils sont pratiqués. Il a donc proposé son propre système, qui repose notamment sur les échecs aléatoires.

Aujourd’hui, il dispose des sponsors, des meilleurs joueurs et de moyens médiatiques importants pour promouvoir le Chess 960. Le public et les joueurs d’échecs seront-ils au rendez-vous ? 

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La tricherie

Les échecs, comme toute activité compétitive, n’échappent pas aux parts d’ombre quant au respect de l’éthique et ce quelle que soit l’époque. Qu’il s’agisse de parties nulles arrangées ou de triche avec une aide informatique, les joueurs ont de tout temps trouvé le moyen de bafouer l’esprit du jeu pour des gains bien mal acquis. Que le camp victime puisse prouver ses dires ou que l’accusé soit en réalité innocent, la triche est indexée à l’histoire des échecs et a évolué en même temps que la technologie et les conditions de jeu.

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Les échecs enfin reconnus comme un sport à part entière

La fédération française, qui revendique 55.000 licenciés, est désormais reconnue comme une fédération sportive à part entière. Elle a signé en mars un contrat de délégation de service public avec le ministère des Sports. Un agrément qui va surtout permettre de développer le haut niveau.

C’est une petite révolution dans le monde des échecs. La reconnaissance était attendue depuis plus de 20 ans, et c’est une première en France pour un sport cérébral. En signant en mars un contrat de délégation de service public avec le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des Sports, la Fédération française des échecs bénéficiera, au même titre que les autres fédérations sportives, de l’assistance financière, humaine et matérielle de la part de l’État, avec la présence notamment d’un Directeur technique national (DTN) et un accent mis sur le haut niveau.

Il n’y a pas de sport plus violent que les échecs

Ces nouveaux moyens seront dirigés vers la performance sportive, autant pour la détection de jeunes talents que pour l’amélioration des conditions de préparation des professionnels. Mais peut-on considérer les meilleurs joueurs d’échecs comme des sportifs de haut-niveau ? « Sur le côté technique, il y a aucune discussion possible », explique le président de la Fédération, Eloi Relange, « il faut un temps fou pour réfléchir et calculer plus vite. Il faut savoir aussi que les championnats du monde et les tournois de haut niveau durent longtemps, avec des parties de plus de six heures. »

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