La pièce la plus sous-estimée aux échecs.

J’ai recopié ici l’essentiel d’un article de Julien Song, c’est très bien, selon moi.

Beaucoup de joueurs amateurs pensent qu’il suffit de bien appliquer les trois grands principes de l’ouverture : contrôler le centre, développer ses pièces, et mettre le roi à l’abri. Et pourtant, il y a une erreur que je vois revenir encore et encore : une fois ces étapes accomplies – le pion avancé, le cavalier et le fou développés, le roi en sécurité, parfois même la dame sortie – eh bien… ils ne savent plus quoi faire. Et surtout, les tours restent souvent complètement inactives. Elles sont là, sur leur première rangée, à ne rien faire.

On me dit souvent : « Oui mais Julien, c’est normal, les tours c’est difficile à activer, après l’ouverture le jeu est souvent bloqué. » Mais justement, est-ce que ce n’est pas un peu paradoxal de ne pas savoir comment utiliser la 2ème pièce la plus puissante du jeu ? D’autant plus qu’en finale, après tous les échanges, devinez qui reste ? Les tours ! Ce n’est pas un hasard si les finales de tours sont les plus fréquentes.

C’est donc essentiel de maîtriser les spécificités de cette pièce. Si vous voulez progresser, aussi bien dans le milieu de jeu que dans les finales, il faut apprendre à faire vivre vos tours.

Mais alors, comment on travaille ça ? Il faut d’abord bien comprendre les besoins de la tour, et surtout connaître les techniques clés pour l’activer. Il y en a neuf que je considère comme fondamentales :

  1. Occuper une colonne ouverte. 
  2. Pousser un pion pour provoquer un échange et ouvrir une colonne pour la tour. 
  3. Doubler les tours sur une colonne ouverte. 
  4. Rentrer en septième rangée. 
  5. Attaquer les pions adverses sur une colonne semi-ouverte. 
  6. Utiliser la tour pour empêcher le roi adverse de roquer. 
  7. Faire un coulissage de tour pour attaquer le roi. 
  8. Placer des enfilades en milieu de jeu. 
  9. Placer des clouages en milieu de jeu.

Source = Julien Song